COÛT DES NAP ou TAP DANS LES RYTHMES SCOLAIRES

Publié le par L' équipe du blog.

Rythmes scolaires : un coût médian qui augmente

Maire Infos Edition du 26 Novembre 2014

La réforme des rythmes scolaires sera bien sûr l’un des sujets phares du Congrès des maires qui attend, cet après-midi, la ministre de l’Education nationale. Najat Valaud-Belkacem devrait assister aux trois heures prévues pour le débat sur l’école. Au menu : le numérique à l’école ou la réforme de l’éducation prioritaire, mais il y aura d’abord la communication des « premiers éléments de bilan » de l’enquête menée par la Cnaf et l’AMF, sur l’organisation des nouveaux temps périscolaires (nouvelles activités périscolaires – les NAP, aussi appelées TAP – temps d’activités périscolaires).
Il en ressort de grands traits communs entre les communes qui ont appliqué la réforme dès l’année scolaire 2013/14 ou depuis cette rentrée 2014… mais aussi de sensibles évolutions.
La généralisation de la réforme s’accompagne ainsi « d’un recul de la répartition des NAP sur quatre jours au profit de leur regroupement sur un à trois jours ». Près d’un tiers des communes engagées dans la réforme en 2013 envisageaient « de répartir différemment les NAP au cours de la semaine ». Tandis que celles qui devaient le faire en 2014 envisagent plus souvent de regrouper les NAP sur un ou deux jours. Ce conditionnel est certainement l’une des limites de cette enquête qui a été menée au printemps dernier et qui donc repose sur des « éléments déclaratifs et prévisionnels », qui n’ont peut être pas été vérifiés par la suite.
Les communes proposent à une grande majorité la gratuité des NAP (même si la proportion semblait diminuer en 2014). L’étude note à ce propos que la gratuité influe sur la fréquentation (en l’augmentant) des élèves. Globalement, la fréquentation des NAP est plutôt très élevée (autour de 70% au moins) et se maintient sur l’année.
Les collectivités s’engagent « progressivement » dans l’élaboration de projets éducatifs territoriaux (PEDT). Un peu moins de la moitié d’entre elles en avaient un en 2013. Pour rappel, ce PEDT est posé comme condition pour continuer à bénéficier de l’aide de l’Etat.
La pérennisation de cette aide sera certainement un mot clé du débat de cet après-midi, car les difficultés de financement apparaissent bien comme la principale difficulté des communes, petites ou grandes, urbaines ou rurales. Une difficulté encore plus aiguë en 2014.
Le coût brut médian de la réforme, par enfant et par an, est de 180 euros pour les communes ayant mis en place la réforme en 2013. Le coût augmente à 200 euros pour celles qui se sont lancées en 2014. La réforme coûte également plus cher aux communes qui choisissent d’organiser leurs NAP dans le cadre d’un accueil de loisirs sans hébergement (ALSH). Car, comme le relève l'étude, cela entraîne « des obligations en matière de normes d’encadrement, de qualification et de mise en œuvre d’un projet pédagogique ». Le nombre de communes organisant leurs NAP sous forme d’ALSH devait sensiblement diminuer cette année, passant en dessous des 50 %. Mais cela reste à vérifier. Les autres communes qui ont préféré d’autres choix – garderie, atelier périscolaire, goûter éducatif, soutien scolaire – l’ont essentiellement fait en raison des difficultés de recrutement de personnel qualifié.

François BAROIN a été élu Président de l'AMF Association des Maires de France le 26.11.2014
François BAROIN a été élu Président de l'AMF Association des Maires de France le 26.11.2014

François BAROIN a été élu Président de l'AMF Association des Maires de France le 26.11.2014

Publié dans Sujets de société

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Manou 01/12/2014 20:00

Pas d'autres commentaires sur les NAP ou TAP a part le miens, personnes ne se sent concerné, je suis un peu déçue de la passivité des parents d'enfants scolarisés, il me semble qu'il y avait là sujet a discuter ne serais ce que pour le bien-être de nos enfants et aussi petits enfants, bien que les premiers concernés soient les parents, espérons que tout se passera le mieux pour nos enfants et que nous n'aurons pas a regretter notre passivité.

manou 28/11/2014 11:32

Il me semble me souvenir que notre ministre de l'éducation disait qu'il n'y aurait pas trop de problème pour mettre en place les NAP ou TAP qu'elle et ses collègues instauraient, a première vue il semble y avoir des petits couac dans son organisation. Peut-être aurait-elle bien fait de prendre l'avis des premiers intéressés c'est a dire les parents des enfants scolarisés mais peut-être que Mme la ministre se sent invulnérable et prend ses désirs pour la réalité, gérer des milliers d'enfants de tout âges n'est pas a la porté de tout le monde. La copie est peut-être a revoir mais n'est'il pas trop tard au vue des dépenses que cela engage et engagerait en cas de marche arrière. Mme la ministre en aurait elle le courage? je ne pense pas qu'elle est les épaules assez large pour faire cela, je me trompe peut-être? l'avenir nous le dira?