PIERRE DESPROGES: PENSÉES ET VIE

Publié le par L' équipe du blog.

PIERRE DESPROGES...

- Je ne bois jamais à outrance, je ne sais même pas où c'est.

- L’ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne.

- Je n'ai jamais abusé de l'alcool, il a toujours été consentant.

- Si vous parlez à Dieu, vous êtes croyant... S'il vous répond, vous êtes schizophrène.

- 5 fruits et légumes par jour, ils me font marrer... Moi, à la troisième pastèque, je cale.

- L’alcool tue, mais combien sont nés grâce à lui ?

- Un jour j'irai vivre en Théorie, car en Théorie tout se passe bien.

- La médecine du travail est la preuve que le travail est bien une maladie !

- Le lundi, je suis comme Robinson Crusoé, j'attends Vendredi.

- IKEA est le meilleur prénom pour une femme : suédoise, bon marché, à emmener aussitôt chez soi et facile à monter.

- Dieu a donné un cerveau et un sexe à l'homme mais pas assez de sang pour irriguer les deux à la fois.

- La lampe torche. Le PQ aussi.

- La pression, il vaut mieux la boire que la subir.

- Jésus changeait l'eau en vin, et tu t'étonnes que 12 mecs le suivaient partout !

- Si la violence ne résout pas ton problème, c'est que tu ne frappes pas assez fort.

- Travailler n'a jamais tué personne mais pourquoi prendre le risque ?

Merci Desproges !

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Pierre Desproges

Pierre Desproges, né le 9 mai 1939 à Pantin et mort le 18 avril 1988 à Paris, est un humoriste français réputé pour son humour noir, son anticonformisme et son sens de l'absurde.

Biographie

Jeunesse

Issu d'une famille de commerçants de Châlus (Haute-Vienne), Pierre Desproges passe une partie de son enfance à Luang Prabang (Laos), où son père dirige une école primaire avant de devenir professeur de français à Paris. Élève moyen, il passe un baccalauréat sans grand relief.

En 1959, il accomplit son service militaire. Envoyé en Algérie, il y passe vingt-huit mois. Il conservera de cette période un souvenir exécrable. De retour à la vie civile et ne sachant trop que faire pour gagner sa vie, il entreprend des études de kinésithérapie qu'il abandonne assez vite, écrit des romans-photos réalisés avec des amis et qui sont publiés, vend des assurances-vie (qu'il rebaptise « assurances-mort ») puis des poutres en polystyrène expansé.

L'Aurore

Pierre Desproges devient ensuite journaliste à L'Aurore, où il entre grâce à son amie d'enfance, la journaliste Annette Kahn, dont le frère, Paul-Émile, était son condisciple au lycée Carnot à Paris. Le chef de service des informations générales, Jacques Perrier, qui n'aime pas son humour et ne le supporte pas, le fait renvoyer.

Il travaille alors à Paris Turf, journal hippique appartenant au même groupe de presse. Lorsque Perrier est à son tour licencié, en mai 1968, Bernard Morrot, nommé pour le remplacer, fait revenir Desproges à L'Aurore et lui confie une rubrique de brèves insolites à l'humour acide, que Pierre Desproges appelle la « rubrique des chats écrasés ». Jugé un peu trop caustique, il évite son licenciement grâce à Françoise Sagan, qu'il interviewera plus tard pour Le Petit Rapporteur, et qui écrit une lettre au journal en affirmant qu'elle n'achète L'Aurore que pour la rubrique de Desproges.

Remarqué par ses confrères de la télévision, il devient chroniqueur dans l'émission télévisée de Jacques Martin Le Petit Rapporteur sur TF1. Sa prestation dans cette émission dominicale, aux côtés de son complice Daniel Prévost, demeure gravée dans l'esprit des amateurs d'humour noir et de cynisme. Il finit toutefois par claquer la porte, car ses interventions sont de plus en plus souvent coupées au montage (Martin prenant ombrage de la popularité de Desproges), et retourne à L'Aurore, où il se sent mieux.

Radio et télévision

Desproges participe ensuite à plusieurs émissions de radio sur France Inter :

  • en 1978 et 1979, il anime en compagnie de Thierry Le Luron l'émission hebdomadaire Les Parasites sur l'antenne ;
  • en 1980 et 1981, il collabore à Charlie Hebdo avec une petite chronique intitulée Les étrangers sont nuls ;
  • en 1980 et 1981, il participe à l’émission L'île aux enfants, où il interprète le professeur Corbiniou dans une vingtaine de petits sketchs destinés aux enfants afin de « les abêtir davantage ». Cette séquence est en quelque sorte l'ancêtre de La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède ;
  • entre 1980 et 1983, il est le procureur du Tribunal des flagrants délires en compagnie de Claude Villers et Luis Rego. Ses féroces réquisitoires commencent invariablement par son célèbre : « Françaises, Français, Belges, Belges… » et par « Public chéri, mon amour ! » pour se terminer par une sentence sans appel : « Donc, l'accusé est coupable, mais son avocat vous en convaincra mieux que moi. » ;
  • il anime en 1986 une chronique quotidienne intitulée Chronique de la haine ordinaire, où il traite de sujets qui le révoltent, à travers des coups de gueule de deux ou trois minutes environ.

En 1982, il collabore quelques mois au scénario de l'émission Merci Bernard sur FR3. C'est Desproges lui-même qui trouve le titre énigmatique de l'émission, en hommage à Bernard Morrot, l'homme qui lui offrit une seconde chance à L'Aurore. Il assure également sur cette chaîne, entre 1982 et 1984 (cent émissions), une chronique intitulée La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède qui, selon lui, divise la France en deux : « Les imbéciles qui aiment et les imbéciles qui n'aiment pas. »

Au début de l'année 1988, quelques semaines avant sa mort, Pierre Desproges tourne une publicité parodique avec Les Nuls. Le tournage est difficile, comme le révèle Alain Chabat dans le livre Desproges est vivant. Sur le plateau de l'émission L'assiette anglaise du 20 février 1988, Desproges prétend s'être fêlé une côte durant l'enregistrement du sketch, ce qui explique sa fatigue du moment. Cette remarque est sujette à caution, Hélène Desproges ayant révélé des années plus tard que Pierre Desproges était maintenu dans l'ignorance du cancer qui le rongeait. Cette fatigue était plus vraisemblablement due à la progression du cancer qu'à une hypothétique côte fêlée.

Sur scène En 1975 et les années suivantes, Pierre Desproges est à l'Olympia sur scène aux côtés de Thierry Le Luron. En 1977-1978, il interprète des sketches avec Evelyne Grandjean, notamment Le Banc. En 1978-79, il débute en tête d'affiche sur scène dans un petit théâtre du quartier Mouffetard, le Théâtre des 400 coups. Il joue devant un maigre public une pièce de théâtre drolatique : « Qu'elle était verte ma salade… » Il est aussi avec Thierry Le Luron à Bobino.

Il introduit à plusieurs reprises les tours de chant de Dalida. Dans les coulisses, les rapports sont houleux avec Orlando, le frère de la chanteuse, qui ne comprend pas toujours le second degré de l'humoriste.

Aidé par Guy Bedos, il remonte sur scène en 1984 au Théâtre Fontaine dans Un cri de haine désespéré où perce néanmoins une certaine tendresse et en 1986 au Théâtre Grévin dans Pierre Desproges se donne en spectacle.

Mort et inhumation

Tombe de Pierre Desproges au cimetière du Père-Lachaise.

Mort le jour de la Saint-Parfait, ses cendres ont été directement mélangées à la terre, sans croix ni dalle, selon sa volonté.

En 1987, Pierre Desproges ressent une douleur dorsale alors qu'il joue au golf avec le chanteur Renaud (cette anecdote est contestée par les membres de la famille de Pierre Desproges7). Les médecins qui l'opèrent ne peuvent que constater les dégâts : ses deux poumons sont atteints par un cancer, l'humoriste est condamné. En accord avec Hélène Desproges, son épouse, ils décident de lui cacher la vérité et prétendent avoir retiré une tumeur sans conséquence7.

Lentement, son état de santé se dégrade. L'humoriste ressent une fatigue chronique mais continue d'honorer ses engagements professionnels, sans se douter que le cancer le ronge. Pour tenir le rythme de la tournée de son spectacle, des cocktails de remontants lui sont administrés directement dans les muscles. En mars 1988, il accepte d'interrompre sa tournée pour reprendre des forces à l'hôpital. Il y meurt le 18 avril 1988, peu avant l’élection présidentielle.

Le 12 septembre 2015, sur les ondes de RTL, Guy Bedos révèle au micro de Marie Drucker qu'on a « aidé Pierre Desproges à mourir », à l'hôpital. Cette évocation d'une euthanasie de l'humoriste est également présente dans l'autobiographie de Bedos Je me souviendrai de tout.

Ses obsèques se déroulent au cimetière du Père-Lachaise à Paris, après une messe. Ses cendres sont inhumées après sa crémation dans une tombe provisoire, puis dans la division 10. Sa sépulture est un minuscule jardinet entouré d'une grille avec une simple plaque, où ses cendres ont été mélangées à la terre (sur dérogation de la Ville de Paris)[réf. nécessaire]. La tombe est située en face de celle de Michel Petrucciani et non loin de celles de Frédéric Chopin, Claude Chabrol et Mano Solo.

Hélène le rejoint dans sa dernière demeure en 2012.

Personnalité

Un humour grinçant

Célèbre pour son humour grinçant mis en valeur par une remarquable aisance littéraire, Pierre Desproges s'est notamment illustré avec des thèmes souvent évités, quoique mal à l'aise face à certaines personnes, « stalinien pratiquant », « terroriste hystérique » ou « militant d'extrême-droite ». Comme il le disait lui-même : « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde ».

Ses traits d'humour révèlent généralement un personnage bon vivant, individualiste et anticonformiste. Différentes sources le qualifient d'« anarchiste de droite », bien que sa prédilection pour les provocations destinées à prendre en permanence son public à contre-pied des positions convenues le rende difficilement classable. Il n'hésite pas à s'attaquer aux sujets les plus sensibles avec une verve féroce.

Contrairement à ce que prétend la légende, ce n'est pas lui qui a rédigé la dépêche annonçant sa mort (« Pierre Desproges est mort d'un cancer. Étonnant, non ? » en référence à la phrase de conclusion rituelle sur FR3 de La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède), mais Jean-Louis Fournier, réalisateur de la Minute nécessaire et proche de Desproges. Au départ, cette dépêche devait être « Pierre Desproges est mort d'un cancer sans l'assistance du professeur Schwartzenberg », proposée par Hélène Desproges. Mais elle a finalement renoncé à inclure cette précision afin d'éviter d'éventuelles poursuites.

Thèmes récurrents

Certains thèmes revenaient de manière fréquente dans ses sketchs : le plaisir sous toutes ses formes (les femmes, la bonne chère, le vin, etc.), mais aussi le cancer, la mort, ou encore le nazisme, l'antisémitisme et autres formes de racismes sont parmi les sujets qu'il aborde régulièrement. Certains éléments narratifs reviennent également, à la manière de gimmicks, dont voici quelques exemples hautement ironiques :

  • Son individualisme viscéral, qui lui fait fuir instinctivement toutes les formes de groupes, qui ne sont pour lui que des lieux où s'exprime la bêtise : « Quand on est plus de quatre, on est une bande de cons, alors a fortiori moins de deux, c'est l'idéal ».
  • Il prend souvent Dieu à témoin : « Dieu me tripote », « Dieu me turlute », « Einstein, Dieu ait son âme… et moi-même, Dieu lâche la mienne… », le remerciant parfois : « Merci mon Dieu ».
  • Il parle de Hitler, s'étonnant ironiquement du sentiment général d'antipathie qu'il inspire, parlant alors du « chancelier Hitler », se demandant si ce qui déplaît le plus aux gens chez lui, « c'est le peintre ou l'écrivain ».
  • De même pour Himmler, à qui il attribue des citations équivoques, comme « Qu'on puisse être juif et allemand, moi, ça me dépasse, il faut choisir son camp », ou, cheminant entre Auschwitz et les Pays-Bas, « On ne peut pas être à la fois au four et au moulin », ou encore « Mieux vaut entendre ça que d'être juif ».
  • Il fait référence à la Collaboration comme « l'amitié franco-allemande », disant que c'était « un moyen d'apprendre une jolie langue étrangère à peu de frais ».
  • Toujours dans cette veine, il s'étonne de la disparition du nazisme, « tombé en désuétude après 1945 » .
  • Il s'en prend aux jeunes, et plus particulièrement « à leurs problèmes de jeunes, quoi » tout en conseillant aux vieux « de mourir sans les déranger ».
  • Les auditeurs et lecteurs sont malmenés, « sous-doués végétatifs gorgés d'inculture crasse et de Coca-Cola tiède », « drogués de télévision », « bande de légumineuses surgelés du cortex ».
  • La Seine-et-Marne et Vierzon reviennent souvent.
  • L'armée en prend également pour son grade, par exemple lors du réquisitoire contre Jacques Séguéla, où il profite de son temps de parole pour asséner : « En 1939 déjà, tout le monde, en France, savait que le général Gamelin était un con, sauf les militaires. C'est ça, un secret militaire. ».
  • L'Académie française, « gérontodrome » où les quarante « papy-la-tremblotte » se réunissent pour que chacun se « déguise périodiquement en guignol vert avec un chapeau à plumes à la con et une épée de panoplie de Zorro », le tout afin de savoir « s'il y a un « n » ou deux à zigounette ».
  • Julio Iglesias, Tino Rossi « roucouleur radiophonique » (« le jour de la mort de Tino Rossi, j'ai repris deux fois des moules »), Francis Lalanne et le groupe Indochine font partie de ses têtes de Turc de la musique.
  • Yves Montand, dont il raille plusieurs fois dans ses spectacles les prises de position politiques.
  • Viennent également, en vrac : le Boléro de Ravel, dont il ne connaît jamais l'auteur (« Mozart était tellement précoce, qu'à huit ans et demi, il avait déjà composé le Boléro de Ravel ! ») ; la paroisse Saint-Honoré-d'Eylau, représentative du catholicisme bourgeois, la « Tata Rodriguez » et ses « improbables préparations à base de morue, envoyées par paquets fado » à Luis Rego, la Troisième Guerre mondiale imminente, son amour des femmes (« plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien, plus je connais les femmes, moins j'aime ma chienne »), qui n'a d'égal que son amour des bons vins de Saint-Émilion, dont le Château-Figeac 1971, sa haine du sport en général et du football en particulier, notamment du duel Saint-Étienne-Sochaux.

Publications

  • Le Petit Reporter, 1981, (recueil des « En bref » publiés dans l'Aurore. Paris, Presses de la Cité. Nouvelle édition : Paris, Le Seuil.
  • Grandes gueules par deux, 1981, (textes, dessins de Ricord, Morchoisne et Mulatier)
  • Des femmes qui tombent, 1985, (roman)
  • La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède, 1995, (court textes) (réédité en 1999 ;
    • les archives vidéo disponibles en DVD s'intitulent L'indispensable encyclopédie de monsieur Cyclopède.
  • Les Bons Conseils du professeur Corbiniou
  • Les Réquisitoires du Tribunal des flagrants délires en deux volumes. (archives audio et vidéo, livres )
  • Chroniques de la haine ordinaire (livre, archive audio)... ces chroniques sont séparées en 2 volumes.
  • Manuel du savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis (livre)
  • Vivons heureux en attendant la mort (livre)
  • Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis (livre ) couverture Alain Millerand
  • Pierre Desproges, La scène (réédité en double CD)

Posthumes

  • Fonds de tiroir
  • Textes de scènes
  • L’Almanach, Paris, Éditions Rivages, 1988,
  • Les étrangers sont nuls ,
  • La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute (entretien avec Yves Riou et Philippe Pouchain)
  • Pierre Desproges en BD : Françaises, Français, Belges, Belges, lecteur chéri mon amour
  • Tout Desproges, éditions du Seuil, mars 2008
  • Desproges est vivant
  • Desproges en petits morceaux
  • Encore des nouilles, chroniques culinaires parues dans Cuisine et vins de France en 1984-1985, illustrées par Cabu, Catherine, Charb, Luz, Riss, Tignous et Wolinski.

Diffusion sur Internet

En septembre 2008, les ayants droit de Pierre Desproges ont passé un accord avec le site Dailymotion pour mettre en ligne des vidéos de l'humoriste, diffusant gratuitement et légalement de nombreux sketches.

Filmographie

Discographie

  • A bobo bébé (45 tours), Garima, 1977
  • Ça, ça fait mal à l'ouvrier (45 tours), RCA, 1986

PIERRE DESPROGES: PENSÉES ET VIE

Publié dans Culture

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Paquita 19/12/2016 18:27

Bien d'accord avec Franck! Je suis une vieille fan de Desproges, j'ai adoré son humour dès la 1e heure, je connais bien son style qui n'a jamais été bien imité, j'ai lu ses bouquins ( même les posthumes!), j'ai écouté presque toutes ses émissions radio et télé, vu 3 de ses spectacles, acheté ses DVD! Le pire maintenant, c'est que ces citations lui sont attribuées sur plein de sites!

Franck 01/09/2016 09:22

Aucune de ces citations n'est de lui, mais grâce à des gens comme vous qui recopient ce qu'ils trouvent sans vérifier, nos enfants seront persuadés que c'est de lui. Bravo la culture... Desproges en serait lui-même consterné.