AU NOM DE LA LAÏCITÉ...

Publié le par L' équipe du blog.

L'association des Maires de France (AMF)

flagelle notre histoire au nom de la laïcité

diffusion d'un guide nul pour les nuls @restaupol

Les maires de France sont la colonne vertébrale des institutions Républicaines.
Ils en sont aussi les fantassins, les voltigeurs et sont les garants des valeurs de la cohésion nationale. En tant que tels, ils sont les garants des traditions populaires dans lesquelles se mêlent autant les fêtes carillonnées que les cérémonies rendant hommage aux morts pour la France ou célébrant les fêtes nationales.

Ils sont les premiers mais aussi aujourd’hui les derniers représentants de l'âme du pays répartis dans 36 000 communes, autant de morceaux de France où se perpétuent la reconnaissance de nos traditions villageoises.

Ils sont les derniers à subsister après la fermeture des services publics, après l'instituteur et bien souvent le prêtre. Ceux- ci formaient il y a encore peu le trio de l'alliance entre la République et celle qui demeure la fille aînée de l'église. Ils étaient par -delà les aléas des périodes et du temps les marqueurs de notre société, avec ces contradictions et ces élans.

Il faut se souvenir que les communes sont les paroisses d'ancien régime et que sans vouloir mélanger les genres, l'une comme l'autre et ses officiers, le maire et le curé sont les premiers acteurs de notre roman national, détenteur l'un comme l'autre de notre patrimoine commun, comme de notre histoire commune, et les témoins de nos joies comme de nos peines.

Comment alors ne pas s'interroger quant à l'initiative conduite par l' Association des Maires de France d'éditer un guide des bonnes pratiques de la laïcité à l'attention des élus locaux dans le prolongement de la tragédie qui a ensanglanté le pays.

Les maires y seraient invités à faire preuve de discernement et à ne pas se « compromettre » qui avec la mise en place d'une crèche, là avec le baptême d'un navire, voire avec une fête placée sous l'égide du saint patron de la commune.

Et oui, nombre de nos communes ont un saint patron, survivance des paroisses. Imbrication de l'histoire, d'une histoire conciliant un passé plus que millénaire sur lequel se bâtit la patrie et qu’il conviendrait de rappeler plutôt que de dénoncer, ou de réfuter un passé dans lequel nous avons grandi et dont nous sommes tous les détenteurs, croyants ou non, pratiquants ou non.

Au nom de quoi devrions- nous aujourd'hui renoncer à notre histoire, à notre trésor national? L'intolérance et le fanatisme ne sauraient nous faire renoncer à nos traditions. Au contraire, nous devons les respecter et sans en faire trop, laisser chaque commune et chaque maire faire comme il l'entend par rapport aux traditions locales.

Nous sommes chez nous! Sur notre sol natal! Nos traditions ne sauraient être l'objet de quelque amalgame que ce soit, fusse au nom de la laïcité!

Ce n'est pas faire œuvre utile, ni de tolérance que de mettre notre histoire et nos traditions au même rang que d'autres, qui pour respectables qu'elles soient, ne sont pas celles de notre nation. Au contraire, faire de celles- ci l'objet de controverses risquent de nuire et d'accroître des discours d'intolérance dont on sait par ailleurs où ils mènent. Il eut mieux valu rappeler les valeurs de tolérance de la République dès lors que chacun observe ces règles que d'opposer pour ce faire nos traditions à d’autres.

Pitié, nous avons eu nos guerres intestines en leur temps, ne rouvrons pas des plaies au moment où il faut faire bloc sur nos fondements.

Que les élus gardent bon sens et sang froid. Que les traditions continuent de s'exprimer dans un ordre établi. La décentralisation, c'est aussi et avant tout la défense des libertés locales.

Nous sommes une République et un pays chrétien. Nul ne saurait dire le contraire. La décentralisation, ce n'est pas se soumettre à des oukases parisiens.

La décentralisation, c'est la capacité d'agir au plus près, reconnaissant en cela les spécificités, les usages et les coutumes locales. La commune est faut- il le rappeler le socle de notre démocratie. C'est en son sein que s'apprennent les vertus du « vivre ensemble », du bien commun et de l'intérêt général. On ne peut déraciner les Français de leur histoire fruit de traditions partagées dans lesquelles chacun se reconnaît.

Oui, l'enfer est pavé de' bonnes intentions'

AU NOM DE LA LAÏCITÉ...

Publié dans Notre Temps

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Alain 02/12/2015 09:00

Parce que 40 ans de politique n'ont rien changé. Il est temps que tous les acteurs de la société civile s'engagent
Le nom est venu comme une intuition, une invitation à poursuivre l’engagement politique avec des mots qui collent mieux à la peau. Comme chacun peut le constater dans son quotidien, l’époque a changé et ne ressemblera plus jamais à celle qu’on connaissait il y a seulement 20 ans. L’économie, les médias, les échanges, les usages, le rapport au monde et aux autres. Rien ne sera jamais plus comme avant. La politique n’a pas échappé à ce grand bouleversement. Cette révolution que nous vivons a fait de nous des citoyens réveillés. Nous sommes passés brutalement de l’état de consommateur de la politique à celui d’acteur de la politique. Les plus jeunes d’entre nous, sont nés avec les doigts dans le clavier et les yeux rivés sur le monde entier, en instantané. En quelques années seulement, le rôle de chacun s’est révélé indispensable et impliquant. Pourquoi ? Jusqu’à alors, l’insuffisance de la classe politique ou des classes dirigeantes perçue sporadiquement souvent à l’heure des bilans ou de crises ponctuelles, était rapidement reclassée puis oubliée par un excès de confiance bienveillante entretenue par des médias institutionnels qui sélectionnaient pour nous l’essentiel, éditorialistes à l’appui. Nous étions des spectateurs guidés. Mais maintenant, tout est différent. Commençons par les médias. Ils sont devenus aussi divers que les communautés ou les opinions qui composent notre société. Chacun peut piocher à toute heure une information désirée ou non, a les moyens de l’analyser en la confrontant à d’autres ; chacun a accès à infiniment plus et élargit son horizon, ce qui bien sûr, a des conséquences. L’information a fait sa révolution entrainant avec elle le monde autour d’elle. Croyez-vous vraiment que l’émergence des mouvements citoyens soit uniquement due à une insatisfaction populaire ? Non. Tout le monde voit tout et veut participer à tout. La propagation des idées s’est accélérée et entre dans tous les interstices des couches sociales, dans les lieux les plus reculés, donnant à chaque individu une capacité d’influence dont il peut user et abuser. Nous sommes acteurs et non plus seulement témoins d’une nouvelle époque en marche. Avec la globalisation de l’information qui donne un pouvoir plus fort et plus égalitaire à chacun d’entre nous, le sens du mot démocratie dont on se gargarise à l’envie, est à revoir si l’on s’en réfère à sa genèse. On passe de l’état de savant à celui de sachant. Internet encourage la pratique du libre pouvoir. L’invention de l’imprimerie dont l’impact réel sur notre civilisation a longtemps été ignoré, a donné naissance aux encyclopédistes et a modélisé une nouvelle pensée mais aussi, l’économie, la littérature, l’éducation, l’art, la science et l’organisation des pouvoirs. Elle a aussi permis la propagation des thèses de Luther dès 1520 soit 70 ans après l’impression du premier livre. Il y a comme un air de ressemblance avec ce que nous vivons aujourd’hui à une vitesse décuplée. Avec Internet, la propagation des idées ou des opinions entrent dans la sphère politique et bougent les lignes. C’est pourquoi, il était devenu nécessaire de traduire dans un nouveau mouvement politique cet état de faits. La génération des citoyens est arrivée. Des citoyens qui « savent » de plus en plus, des citoyens vigilants, des citoyens acteurs, des citoyens qui veulent prendre part aux décisions et à la marche de leur pays.