POURQUOI LE DIMANCHE EST-IL FÉRIÉ?

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Dimanche

Le dimanche est le septième et dernier jour de la semaine civile dans plusieurs pays du monde. La norme internationale ISO 8601 considère que le dimanche clôt la semaine et le code avec le chiffre 7.

Pour les religions, le dimanche est le premier jour de la semaine juive et chrétienne et musulmane.

En Europe, le dimanche est considéré comme un jour de repos depuis le règne de Constantin Ier.

Origine du repos dominical

Dans le judaïsme, le livre de la Genèse raconte que Yahvé, après avoir achevé l'Univers en six jours, se repose le septième jour, et le quatrième des Dix Commandements prescrit que le septième jour de chaque semaine devra être un jour de repos pour les êtres humains (qu'ils soient hommes libres, femmes ou esclaves) et les animaux : le Chabbat. Pour les chrétiens, le Sabbat, qui représentait l'achèvement de la première création est remplacé par le « jour du Seigneur », le dimanche, qui rappelle la création nouvelle inaugurée à la résurrection de leur messie, Jésus-Christ, célébrée hebdomadairement.

Il est difficile de déterminer à partir de quand et quel jour les premières communautés chrétiennes célèbrent le dernier repas du Christ, mais il semble que le jour de cette Cène et le chabbat soit confondu chez les judéo-chrétiens jusqu'à l'émergence de chrétiens au iie siècle qui rompent avec leurs racines juives et choisissent le jour de la résurrection de Jésus (le dimanche, le troisième jour après le Vendredi saint) pour en faire leur repas dominical et le premier jour de la semaine. Il est cependant établi que les premiers chrétiens célèbrent ce jour par des offrandes aux pauvres et un repas occasionnel de communion fraternelle, les agapes qui sont symbolisées lors de la célébration de l'eucharistie, et que le pape Victor Ier cherche en vain au iie siècle à imposer aux Églises d'Asie cette célébration lors de la solennité de Pâques le dimanche, suivant l’usage romain, puis à rejouer cette Pâque juive tous les dimanches de la semaine.

Le 3 juillet 321, ce jour est décrété jour de repos légal dans l'empire romain par l'empereur Constantin Ier, qui, usant de son droit régalien, se sert de la notion de justitium – une institution romaine qui permettait de suspendre toute activité étatique judiciaire pour marquer un événement marquant. Une coïncidence veut que les doctrines astrologiques juives et gréco-romaines attribuent toutes deux les planètes connues – au nombre de sept avec le Soleil – à différents jours de la semaine. Un de ceux-ci est dédié à l'astre solaire, comme en atteste encore l'étymologie des mots anglais « sunday » et allemand « sonntag », littéralement « jour du Soleil ». Constantin déclare un justitium permanent, qui prend place ce jour connu tant des païens que des chrétiens, le « dies solis », le « jour du soleil ». En effet, les chrétiens, pour leur part, se réunissent chaque semaine pour commémorer l'eucharistie de la résurrection de Jésus-Christ qui aurait pris place le premier jour de la semaine juive (le lendemain du chabbat), ce jour devenant le « dies dominicus » ou « jour du Seigneur », à l'origine des mots français « dimanche », italien « domenica » ou encore espagnol « domingo ». Cette décision a pour effet d'imposer un nouveau rythme temporel hebdomadaire, différent du calendrier romain.

Si on ne connaît pas les motivations réelles de Constantin, il est envisageable qu'elles aient été largement fondées sur des considérations d'ordre socio-économiques pour s'adapter aux coutumes du plus grand nombre, puisqu’à cette époque où les chrétiens ne sont encore qu'une petite minorité, c'était également le jour dédié au culte solaire, très répandu. Néanmoins, cette décision est à compter au nombre des actes qui favorisent indirectement la reconnaissance du christianisme.

Constantin édicte une loi supplémentaire qui donne à ses soldats – ou au moins sa garde personnelle – du temps libre chaque dimanche afin d'accomplir leurs dévotions envers leurs dieux respectifs ou envers l'empereur. Vers la fin du iiie siècle et au début du ive siècle, plusieurs lois interdisent les spectacles théâtraux et les courses de chars pour favoriser l'écoute des sermons des prédicateurs chrétiens, mais peinent à s'imposer.

Publié dans Culture

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