DANS 36 JOURS, C'EST NOEL...

Publié le par L' équipe du blog.

A 36 jours de Noël, il est temps pour les enfants de prendre la plume pour dresser leur liste de cadeaux. Le père Noël a ouvert son secrétariat ce mardi matin et ses assistants s'apprêtent à répondre à plus de 1,2 million de lettres.

Bien que la tradition du père Noël ait des origines en Europe du Nord, elle est popularisée aux États-Unis au xixe siècle. La première mention du « père Noël » en français est trouvée en 1855 sous la plume de George Sand (on parle avant plutôt du bonhomme de Noël ou du petit Jésus)1. Qu'il soit appelé Father Christmas ou Santa Claus en anglais, Weihnachtsmann en allemand, ou Père Noël, sa fonction principale est de distribuer des cadeaux aux enfants dans les maisons pendant la nuit de Noël qui a lieu chaque année du 24 au 25 décembre.

Le père Noël est l'équivalent français du Santa Claus américain dont le nom est lui-même une déformation du Sinterklaas (saint Nicolas) néerlandais. Il est largement inspiré de Julenisse, un lutin nordique qui apporte des cadeaux, à la fête du milieu de l'hiver, la Midtvintersblot, un peu moins du dieu celte Gargan (qui inspira le Gargantua de Rabelais) mais surtout du dieu viking Odin, qui descendait sur terre pour offrir des cadeaux aux enfants scandinaves. C'est bien celui ci, ancêtre de tous les autres, qui semble être le point de départ.

De Julenisse, le Père Noël a gardé la barbe blanche, le bonnet et les vêtements en fourrure rouge, de Gargan il a conservé la hotte et les bottes.

Même si le mythe peut varier fortement d'une région à l'autre, notamment à cause du climat du 25 décembre qui peut aller du début de l'hiver dans l'hémisphère nord au début de l'été dans l'hémisphère sud, on l'imagine généralement comme un gros homme avec une longue barbe blanche, habillé de vêtements chauds de couleur rouge avec un liseré de fourrure blanche ; des lutins l'aident à préparer les cadeaux. Il effectue la distribution à bord d'un traîneau volant tiré par des rennes.

Il entre dans les maisons par la cheminée et dépose les cadeaux dans des chaussures disposées autour du sapin de Noël ou devant la cheminée (en France), dans des chaussettes prévues à cet effet accrochées à la cheminée (en Amérique du Nord et au Royaume-Uni), ou tout simplement sous le sapin. En Islande, il dépose un petit cadeau dans une chaussure que les enfants laissent sur le bord d'une fenêtre dès le début du mois de décembre. Au Québec, les cadeaux au pied du sapin sont de mise, en plus des « bas de Noël » disposés sur la cheminée dans lesquels on met les petites surprises.

Selon certains psychanalystes, le père Noël serait un rituel qui nourrirait l'imaginaire des enfants et les aiderait à se construire et découvrir la réalité2. Selon les familles, la tradition veut soit que l'enfant écrive au père Noël et lui adresse une liste de cadeaux qu'il désire pour Noël, soit que le père Noël décide « lui-même » quels cadeaux mérite l'enfant.

LES ENFANTS, ECRIVEZ AU PÈRE NOEL TOUT DE SUITE...

DANS 36 JOURS, C'EST NOEL...DANS 36 JOURS, C'EST NOEL...

Publié dans Culture

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Bonmosso Marie-Antoinette 25/11/2014 11:16

Et bien! À un mois de la venue du Père Noël mes filles ont écrit leur lettre et elles attendent avec impatience le droit d'ouvrir le calandrier de l'Avant

Manou 25/11/2014 05:24

Très belle définition du Père Noel, PG, moi aussi j'y croie au père Noel, bien que de nos jours, il faille faire un sacré effort d'imagination pour croire a quelque chose qui puisse ressembler a un peu de bonheur, de chaleur ou autre. Mais, ne serais-ce que pour le sourire d'un enfants je veux bien encore faire un effort et me dire "aller encore une fois" peut-être que cela marcheras cette fois ci.

PG 19/11/2014 12:24

Pourquoi je crois au Père Noël
Un philosophe qui croit au Père Noël, ça ne fait pas très sérieux. Un enfantillage, une coquetterie, allez-vous penser. Que nenni.
Et il ne s’agit pas ici du Père Noël de Descartes, son ex-confesseur, réel celui-là, à qui il écrivait des lettres et dont j’ai parlé ailleurs. Non, il s’agit du « vrai » Père Noël, celui des enfants, qui vit dans le ciel, pas loin du cercle polaire, entre rennes et cadeaux, tout de rouge vêtu et de sa barbe blanche.
Pourquoi crois-je à ce Père Noël ? D’abord parce qu’il n’a rien de religieux. Rien à voir avec le bon Dieu. Le Père Noël est une invention commerciale ou païenne, comme saint Nicolas. Il appartient plus au folklore qu’à la religion. La Père Noël est laïque, comme le sapin et les guirlandes. Cela fait joli et réchauffe les maisons et les cœurs en hiver. Ensuite parce qu’il est sympathique et gentil.
Non, il n’est pas une ordure, comme le voudraient les esprits cyniques. Le Père Noël récompense les enfants sages, et même les autres, et même les adultes qui retrouvent leur âme d’enfant. Et cela, sans retour, sans rien demander en échange, gratuitement. Trop beau pour être vrai ! Justement.
On aimerait bien y croire, comme à l’abolition des impôts, ou au coiffeur qui rase gratis, ou à l’inversion de la courbe du chômage.
Trop beau pour être vrai ? C’est justement le propre d’une croyance.
Je crois au Père Noël, un peu comme les Grecs croyaient à leurs dieux. Vous savez, ces dieux païens, Zeus, Athéna, Héra, Aphrodite, et toute l’équipe olympique, qui passaient leur temps à se disputer, à se tromper, à se venger, exactement comme les humains. Humains trop humains, ces Immortels anthropomorphes ! Comiques, ridicules, vicieux, grotesques parfois : drôles de dieux.
Comment les Grecs pouvaient-ils y croire ? Ces Grecs qui ont inventé la philosophie, la science, la démocratie, comment pouvaient-ils croire à ces contes pour enfants ? Eh bien, ils y croyaient sans y croire vraiment, comme on a envie de croire à de belles histoires, en sachant que ce n’est pas vraiment vrai, mais que, quand même, ce serait bien.
Ce que nous explique l’historien Paul Veyne, pour dire que la croyance n’est pas tout d’un bloc, tout ou rien. Ce n’est pas croire ou ne pas croire, mais plutôt croire un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, ou pas du tout, selon les degrés de l’amour ou du désir de croire, ce qui revient au même. Alors quand il fait froid, qu’il fait nuit en plein jour, que le moral est aussi bas que le ciel au-dessus des arbres nus, un peu de croyance chaleureuse réconforte, comme un pharmakon, un médicament homéopathique, qui fait du bien sans faire grand mal.
Voilà pourquoi je crois au Père Noël et à tout ce qui lui ressemble…sans trop y croire.
« Tout ce qui console ment », disait Nietzsche. Peut-être, pour les grandes croyances, les grandes illusions vitales, comme Dieu ou la vie éternelle. Mais le Père Noël, ce n’est pas vraiment un mensonge, ou si petit ! Un peu de Père Noël n’aurait pas fait de mal à notre pauvre Nietzsche, s’il avait bien voulu déposer un instant ses grosses chaussures de marche devant la cheminée, l’espace d’un soir d’hiver.
Patrick G.