"NOVECENTO" SPECTACLE DE MONTMERLE...à Paris , Moliérisé

Publié le par L' équipe du blog.

dE

Pios à paris

La MEDIATHEQUE de MONTMERLE a proposé aux habitants de Montmerle son 8ème Petit Déjeuner Littéraire le samedi 4 octobre 2014 à 10h.

Claire GALLAVARDIN et son équipe de bénévoles avait préparé ce spectacle en 2013, mais pour différentes raisons, nous n'avons pu assister à cette "merveille" que ce samedi.

Magnifique, interprétation remarquable. Bravo à la Médiathèque de nous permettre de voir et d'entendre une création aussi enthousiasmante. Merci!

Novecento : Pianiste

D’Alessandro Baricco

Résumé :

Né lors d'une traversée, Novecento, à trente ans, n'a jamais mis le pied à terre. Naviguant sans répit sur l'Atlantique, il passe sa vie les mains posées sur les quatre-vingt-huit touches noires et blanches d'un piano, à composer une musique étrange et magnifique, qui n'appartient qu'à lui: la musique de l'Océan dont l'écho se répand dans tous les ports.

Sous la forme d'un monologue poétique, Baricco allie l'enchantement de la fable aux métaphores vertigineuses.

Les critiques :

1- « Novecento : pianiste » est un texte au charme puissant, singulier. Alessandro Baricco a écrit cette courte fable poétique pour un comédien et elle a fait l'objet d'un spectacle….
Novecento est né sur paquebot où il fut abandonné à la naissance. Son père adoptif, un marin, lui donna son amour et un nom : Danny Boodman T.D. Lemon Novecento. La vie du jeune garçon a changé le jour où il a posé ses mains sur les vingt-huit touches d'un piano… Il fait corps avec son instrument, il refuse de quitter le bateau mais le monde entier a entendu parler de ce merveilleux pianiste de jazz… Un jour, un autre pianiste, Jelly Roll Morton veut se mesurer à lui….
C'est l'ami de Novecento, un trompettiste, qui nous raconte cette poignante destinée. L'histoire d'un virtuose énigmatique et fascinant… qui passe sa vie dans les entrailles de la mer, bercé par ses remous.
Ce texte rythmé m'accompagne encore plusieurs semaines après avoir tourné à regret la dernière page. Comme une musique que l'on a toujours dans la tête. (Par MachaLoubrun)
2- « Il y a des livres qui marquent une vie. Novecento pianiste est l'un de cela. Alors que près d'une dizaine d'années me séparent de sa lecture, j'en garde un souvenir émouvant, éblouissant. D'une qualité littéraire rare (comme tout ce que fait Barrico... qui a dû apprendre à faire chanter sa langue), cette histoire si simple nous fait voyager entre ses deux rives que le héros ne connait que de vue. Parce que la connaissance est intérieure : jouer du piano suffit à Novecento pour faire le tour du monde. Fil sur la mer, fil musical, fil entre le personnage et son lecteur...
Je ne peux que souscrire au vocabulaire des autres critiques, le hissant au rang de "perle", "petit bijou"... (par Hebephrenie)
3- J'ai découvert le roman Novecento d'Alessandro Baricco qui m'a rappelé un magnifique film que j'avais vu : La légende du pianiste sur l'océan. Et bien, c'est l'adaption de ce livre.
En fond sonore, je mets un concert de Keith Jarrett. Je m'installe dans mon canapé, un petit thé Christmas Weeding, aux parfums de chocolat et café, à la main. le livre débute avec un note de l'auteur et son intention avec ce texte. Il l'écrit comme une pièce théâtre, façon monologue. « Je ne crois pas qu'il y ait un nom pour des textes de ce genre. Peu importe. L'histoire me paraissait belle, et valoir la peine d'être racontée. J'aime bien l'idée que quelqu'un la lira. » Nous sommes dans l'univers de cet auteur italien. Je tourne la page, et ici débute l'histoire passionnante de Novecento.
« Ca arrivait toujours, à un moment ou à un autre, il y en avait un qui levait la tête… et qui la voyait. » Nous sommes sur le Virginian, un bateau qui voyage dans le monde. Il va souvent en Amérique, et il y en a toujours un qui voit en premier la statut de liberté. Une chance peut-être? Les gens descendent vers cette nouvelle terre promise. Mais une boîte est restée sur un piano dans la première classe. Danny Boodmann jette un coup d'oeil et il découvre un petit bébé avec un sourire enjôleur. Il tombe sous le charme et adopte ce nouveau né abandonné par les immigrants. Il le baptise Danny Boodmann T.D. Lemon Novecento. Novecento qui signifie 1900, une nouvelle époque et T.D. Lemon, nom qui figurait sur la boîte. Après cela, il sera son fils et tout le monde sur la bateau l'adopte. Lorsqu'il va mourir, Novecento va découvrir son don. Avant même qu'il puisse toucher les pédales, les 88 touches du piano n'avait pas de secret pour lui et va devenir un prodige.
Il ne va jamais quitter le bateau, le mal de terre. Un grand nom de la musique va même venir le défier sur bateau, le soi-disant inventeur du jazz. Mais il s'en frotter à trop passionner. Les touches blanches et les touches noires ne font qu'une avec lui. Jouer sur ce bateau, c'est tout sa vie. Voilà ce que nous raconte son meilleur ami, le trompettiste. Pendant 7 ans, il a vécu sur le bateau. Suite à la réception d'un courrier de Neil O'Connor, l'Irlandais, qui lui annonce que le bateau suite à la guerre a subi de gros dommages et on va l'exploser. Il va prendre le premier train et trouver le bateau, car il sait qu'il est toujours dedans. Il va le trouver assis, heureux sur de la dynamite. Il allait mourir mais il a été heureux. Il ne peut pas vivre sur terre, d'ailleurs il n'existe même pas. Ils échangent et se disent adieu, comme les vrais amis qu'ils étaient.
« Je sais maintenant que ce jour-là Novecento avait décidé qu'il allait s'asseoir devant les touches blanches et noires de sa vie, et commencer à jouer une musique, absurde et géniale, compliquée mais superbe, la plus grande de toutes. Et danser sur cette musique ce qu'il lui resterait d'années. Et plus jamais être malheureux.«
Ce fut un vrai délice de lire ce court roman en musique, car je me laissais emporter surtout lors de description des pratiques musicales. Les images du films se superposaient à la lecture de l'ouvrage qui reprend très fidèlement l'histoire. J'aurais rêvé de prendre un jour un bateau de voyage, de descendre au troisième sous-sol et d'écouter Novecento improviser. Puis discuter avec le personnel qui me présenterait cet atypique personnage. (Par Noctenbule)(Message initial le 9 octobre 2014 à 16h03)
"NOVECENTO"   SPECTACLE DE MONTMERLE...à Paris , Moliérisé
"NOVECENTO"   SPECTACLE DE MONTMERLE...à Paris , Moliérisé
"NOVECENTO"   SPECTACLE DE MONTMERLE...à Paris , Moliérisé

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Olivier Châtelain 02/05/2015 08:27

Oui j' avais vu cette pièce à Montmerle , et à la sortie de cette pièce j' avais dit " je cerrais bien cette pièce chez Jean Michel Ribes" , je m' étais pas trompé après la reprise des droits par André Dussollier le théâtre du rond point à Paris a mis à l' affiche cette pièce.

Dussolier a reçu le Molière du meilleur comédien pour cette pièce, bravo à lui et bravo à la pièce et bravo aux organisteurs de Montmerle d' avoir eu le nez creux avec cette pièce sans André Dussolier à l' époque il ya moins d' 1 an ( octobre 2014).

L' équipe du blog. 28/04/2015 07:02

André Dussolier a reçu un molière pour cette pièce.

Olivier Châtelain 01/12/2014 19:23

Théâtre du Rond-Point, 2 bis, avenue Franklin-D.-Roosevelt, Paris (75008). Jusqu'au 6 décembre puis du 11 décembre au 10 janvier 2015. Tél. : 01 44 95 98 21 et theatredurondpoint.fr

Ce texte, André Dussollier avait envie de le dire depuis des années : Novecento, d'Alessandro Baricco. Dans les années 1920, un trompettiste embarque sur Le Virginian, où se trouve un enfant abandonné dont il va nous raconter l'histoire. Dussollier ne se contente pas d'une lecture. Avec Pierre-François Limbosch, il crée un spectacle qui tient du livre d'images, déroulé sur fond de toiles peintes. On peut regretter au début, les jeux de mots plus ou moins subtils de Stéphane De Groodt, qui mettent à distance l'atmosphère du conte. Heureusement, Dussollier revient à l'histoire elle-même, entrecoupée de morceaux de jazz emballants. Virevoltant, il accompagne la musique, ne lâche jamais son texte, vise la légèreté et l'humour, maîtrise la mélancolie du personnage. Elle ressurgit à la fin du spectacle, quand Novecento renonce à quitter le bateau où il est né : "J'ai figé mes désirs les uns après les autres." Avec lui sur scène, un super-quatuor de musiciens.

Annie Chénieux - Le Journal du Dimanche

Olivier Châtelain 13/10/2014 14:55

L organisation de cette manifestation était parfaite , l' accueil pour le petit déjeuner était très chaleureux .

La pièce portée par deux excellents comédien était très intéressante .

Bravo à tout le monde.

Olivier Châtelain 01/12/2014 19:23

Théâtre du Rond-Point, 2 bis, avenue Franklin-D.-Roosevelt, Paris (75008). Jusqu'au 6 décembre puis du 11 décembre au 10 janvier 2015. Tél. : 01 44 95 98 21 et theatredurondpoint.fr

Ce texte, André Dussollier avait envie de le dire depuis des années : Novecento, d'Alessandro Baricco. Dans les années 1920, un trompettiste embarque sur Le Virginian, où se trouve un enfant abandonné dont il va nous raconter l'histoire. Dussollier ne se contente pas d'une lecture. Avec Pierre-François Limbosch, il crée un spectacle qui tient du livre d'images, déroulé sur fond de toiles peintes. On peut regretter au début, les jeux de mots plus ou moins subtils de Stéphane De Groodt, qui mettent à distance l'atmosphère du conte. Heureusement, Dussollier revient à l'histoire elle-même, entrecoupée de morceaux de jazz emballants. Virevoltant, il accompagne la musique, ne lâche jamais son texte, vise la légèreté et l'humour, maîtrise la mélancolie du personnage. Elle ressurgit à la fin du spectacle, quand Novecento renonce à quitter le bateau où il est né : "J'ai figé mes désirs les uns après les autres." Avec lui sur scène, un super-quatuor de musiciens.

Annie Chénieux - Le Journal du Dimanche