RYTHMES SCOLAIRES 15/09/2014 suite...

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Animateurs du périscolaire : les maires face à l’épreuve du recrutement

par AFP

Les activités périscolaires introduites par la réforme des rythmes scolaires mobilisent une armée d'animateurs, impossible à recruter pour certains maires, prévue de longue date pour d'autres.

Le recrutement s’avère plus compliqué dans les petites communes que dans les villes, qui avaient déjà l’habitude de gérer les centres de loisirs.

Prévue depuis deux ans, la réforme des rythmes scolaires devait mobiliser 300 000 animateurs et 70 000 directeurs de centres dans l’Hexagone, selon une estimation du ministère de la Jeunesse et des Sports. Mais alors que les parents finissent d’inscrire leurs enfants au théâtre, à la danse ou à l’aide aux devoirs, les mairies font leurs comptes.

Ainsi, Lyon mobilise 1 600 animateurs, Le Havre en a recruté 200. Tandis qu’à Marseille, le blocage est total. Sous la pression de parents en colère, le recrutement de 3 500 animateurs a tout juste commencé. Le maire Jean-Claude Gaudin va aussi mettre en place un système provisoire de garderie dans les écoles le vendredi après-midi.

« Pas insurmontable »
A la rentrée des classes, les maires réfractaires à la réforme qui bloquaient les écoles de leur commune affirmaient qu’il était impossible de trouver des animateurs capables d’assurer seulement quelques heures d’encadrement par semaine.

« Le recrutement n’est pas une épreuve insurmontable », tempère Philippe Laurent, vice-président de l’Association des maires de France. « Il y a des problèmes, mais ça finira par s’arranger dans l’année ». Dans sa commune de Sceaux (Hauts-de-Seine), il s’est appuyé sur des animateurs déjà titulaires et n’a pas eu besoin de recruter. Il mettra ses plans à jour fin septembre, lorsque les activités périscolaires, payantes, auront véritablement commencé.

A Paris, où les écoles appliquent la réforme depuis la rentrée 2013, la mairie affirme avoir recruté plus de 1 300 animateurs à temps partiel, grâce à un coup de pouce de la Caisse d’allocations familiales. Des embauches effectuées sur le long terme : 940 d’entre eux devraient être bientôt titularisés.

Peu qualifiés
La moitié des animateurs doit être titulaire d’un diplôme d’animateur (Bafa ou équivalent) pour bénéficier des aides de la Caisse d’allocations familiales. Où les trouver ?

A Lille, des écoles mettent à contribution les animateurs qui s’occupaient déjà des heures d’accueil du matin, du déjeuner et du soir. Au Havre, la mairie a recruté des étudiants cet été et Pôle emploi prend en charge la formation de 60 chômeurs. Dans de nombreuses communes, les maires confient le recrutement à des associations.

En l’absence d’animateurs qualifiés, certains maires privilégient une simple garde des enfants, au lieu d’organiser les activités péri-éducatives qui étaient un des éléments clés de la réforme. Dans un certain nombre de petites communes, mais aussi à Marseille, les maires ont aussi préféré concentrer les activités périscolaires sur le vendredi après-midi.

« Je ne veux pas confier nos enfants à n’importe qui, je veux pouvoir être sûr de leur moralité », martèle Jean-Claude Roche, maire d’Authezat, dans le Puy-de-Dôme. Les 120 enfants de la petite école du village n’ont pas accès à des activités périscolaires en cette rentrée 2014. Le maire ne les organisera à la rentrée 2015 que si une solution est trouvée pour mutualiser le recrutement des animateurs au niveau de la communauté de communes.

« 2-3 ans pour constituer une vraie offre »
Du côté des animateurs diplômés, la colère gronde. Hamid Chebout (CGT) assure que « certaines communes ne proposent des contrats que pour trois quarts d’heure ou une heure d’animation en fin d’après-midi. Les animateurs qui avaient plusieurs employeurs ne peuvent plus jongler entre les postes et ont perdu du temps de travail ».

Patrice Weisheimer, du syndicat d’animateurs UNSA, met les maires et les parents en garde face au faible niveau de qualification de nombreux animateurs. Il calcule qu’il « va falloir 2-3 ans avant de constituer une vraie offre d’animateurs qualifiés ».

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Publié dans Enseignement

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dc 22/07/2015 11:49

Moi je me souviens qu avant les élections municipales les conseillers actuels avaient proposer de faire du bénévolat chacun a leur tours pour assurer une permanence pour la nouvelle réforme? Y a t il eu des candidats...

CM 22/07/2015 10:00

Je fais remarquer que l'opposition a voté contre cette augmentation et que 3 conseillers de la majorité se sont abstenus .
Y aurait-il déjà une petite prise de conscience de ces élus ?

Nicole 21/07/2015 10:04

avez-vous lu l'article du Progrès sur l'augmentation des tarifs du péri-scolaires ? Je veux juste vous rappeler qu'avant les élections un adjoint actuel avait annoncé que les tap devaient être gratuits... cherchez l'erreur...

JCF 21/07/2015 14:01

Je rajouterais simplement que c'est sur ce genre d'affirmations mensongères que se sont déroulées les élections municipales de 2014.
« O TEMPORA ! O MORES ! » O temps ! ô mœurs !

Mireille 23/10/2014 17:32

Qu'est ce que çà donne à Montmerle? Certains se plaignent de ne pas avoir de matériel pour les maternelles. Quid des animateurs de l'élémentaire?

manou 25/10/2014 16:07

Avant de se plaindre de n'avoir pas de matos il faut se renseigner sur ce qui peut se faire et avoir soi-même, au moins 1 idée a mettre en place avec les enfants maternelles, primaires et élémentaires compris. C'est le B A BA de tout animateurs. Manou

Manou 18/10/2014 16:44

Je suppose que très peu de parents se sentent concernés par ce grave et important problème du périscolaire. J'espère me tromper et croire que Tout parent se sent prêt a se bouger s'il le faut, pour le bien-être de tout les enfants. Je suis prête, si on le souhaite a donner ma connaissance de ce que j'ai vécue pendant 20 ans sur ma ville de Saint Fons dans le Rhône. Mais bon sang parents bouger vous le c.., je m'excuse de ce mot, mais il faut que cela change surtout pour la santé des enfants, qui n'apprendrons pas plus ni mieux s'ils sont complètement épuisés dès le début de la semaine. Cela risque même, a mon humble avis, de les dégoûter un peu plus de l'école, déjà qu'il n'y a pas grand chose qui les motives a y aller, sinon l'obligation de devoir obéir aux parents (qui semblent bien peu réceptifs a ce problème). J'attend au minimum 1 réponse d'un parent pour me montrer que l'école peut encore vouloir dire quelque chose a quelques'uns. ALLER COURAGE ET REAGISSEZ . Manou

manou 17/10/2014 15:41

Renseignez vous auprès des communes, des villes qui font du périscolaire depuis plus de 20 ans. J'ai été animatrice de périscolaire pendant 20 ans, jusqu'à ma retraite en 2008. Tout c'est toujours bien passé, mes activités était faîte avec 10 a 14 enfants a chaque séance sans difficultés insurmontable. Une bonne organisation est indispensable et le professionnalisme des animateurs doit être irréprochable. Manou